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Saint-Gervais (l'orgue des Couperin)


Eglise parisienne Saint-Gervais à Paris: l'orgue des Couperin

Vue de l'orgue historique de St-Gervais à Paris. Cliché personnel (début nov. 2009)





•  Nous consacrons une rubrique spéciale à cette église et à ses grandes orgues qui sont intimement liées à la dynastie des Couperin . Suite à une visite à Paris (début novembre 2009), nous pouvons mettre en ligne lusieurs photos personnelles de cette église parisienne.


•  L'église St. Gervais/St. Protais est l'un des plus anciens sanctuaires de Paris sur la rive droite de la Seine. On en parle déjà au 6ème siècle. Il y eut plusieurs édifices sur ce site, le dernier fut construit entre 1494, 1578 et 1616. Cette église est donc de la Renaissance, mais elle est dans le style gothique finissant. La façade, de 1616-21, est une façade classique (la première à avoir été édifiée à Paris). L'édifice mesure 79 m de long à l'intérieur et 25 m de hauteur sous les voûtes. Du 11ème au 15ème siècles elle était le siège des confréries de marchands de vin. L'église fut fermée à la Révolution et rouverte au culte de la Raison. Elle fut rendue au culte catholique en 1795. Pendant la Première Guerre mondiale, un obus allemand (canon à longue portée) l'abîma et fit plusieurs  morts. Heureusement, l'orgue ne fut que légèrement touché. Les vitraux des 16 et 17èmes siècles, partiellement détruits, ont laissé des fragments d'une grande beauté. Des vitraux contemporains (par Sylvie Gaudin et l'Atelier de Claude Courageux sont venus admirablement remplacer les verrières détruites). 


•  L'histoire des Grandes Orgues de St. Gervais, est longue, sinueuse, et vraiment pas ennuyeuse ! On va essayer de faire au plus court, en mentionnant toutefois les grandes étapes de cet orgue qui nous est parvenu dans un état très proche de celui que connurent les Couperin (ils y exercèrent successivement pendant plus d'un siècle). Il existe un site spécifique de cet orgue:  http://sgorgue.free.fr/ . Personnellement, nous puisons nos connaissances dans la bibliographie de notre propre site, dans l'excellent site organier généraliste canadien  infopuq.uquebec.ca  et dans la plaquette suivante:

   °  Instruments historiques, Monographies d'instruments, facteurs et luthiers: l'Orgue de Saint-Gervais à Paris, par Pierre Hardouin, éditions Fuzeau Classique, Bressuire, France, 1996 (94 pages).  


- 1397 = premier instrument signalé, encore présent en 1414.


- 1513 = la Paroisse achète un orgue au Prieuré Sainte-Catherine du Val-des-Ecoliers (il datait de 1421). L'orgue est agrandi en 1560.


- 1600 = commande d'un nouvel instrument à Mathieu Langhedul alors que l'église n'est pas terminée. On place l'orgue dans le transept sud, en tribune. En 1628, la tribune en façade ouest est terminée et c'est Pierre Pescheur qui sera chargé de déménager l'instrument du transept vers l'ouest. Il y ajoute un Positif de 10 jeux. Il garda les Volets peints qui protégeaient l'instrument. L'organiste titulaire (Robert Buisson) profita de faire supprimer l'octave courte et porta les claviers de 45 à 48 notes. De plus un ravalement fit passer la Montre de 12' à 16' et l'on ajoute une Tierce dans le Plein-Jeu. Pescheur posa aussi un demi-clavier de Récit. Il compléta aussi la pédale de 24 à 28 touches + une Flûte de 8' en plomb.


- 1649: le titulaire (Robert Buisson) obtient un nouveau relevage confié au facteur Pierre Thierry (ajout d'un Dessus de Flûte de 8' à la Pédale; ajout d'une flûte de 4').


- 1659: Louis Couperin arrive. En fait il est titulaire depuis 1653, mais c'est en 1659 que l'instrument prend un virage pour une évolution vers le style à la mode à l'époque = ajout au Positif d'une Tierce; ajouts de jeux neufs de Nasard et Tierce. Ajout d'un Echo pour servir de 3ème plan sonore (sorte de positif interne expressif de 3 octaves). Louis Couperin ne profita pas beaucoup de ces ajouts, car il meurt jeune en 1661. L'orgue passe aux mains de Charles Couperin, le fils cadet de son père Charles.


- 1676: relevage complet demandé par Charles Couperin et effectué par son propre fils Alexandre Couperin; contrat signé en février 1676. La composition n'est pas grandement modifiée si ce n'est l'apport d'un Cornet de Récit, indépendant, harmonisé en vue d'un usage comme soliste. En 1679, à la mort de Charles Couperin, l'intérim est confié à Michel Richard Delalande qui cède sa place à François Couperin ayant atteint ses 18 ans en 1685.


- 1684, 85 puis 1714 = travaux divers par le facteur Alexandre Thierry. François Couperin demande notamment l'enlèvement des volets qui compromettaient l'assise de la tribune (poids !). François Couperin resta titulaire jusqu'en 1733. Nicolas Couperin (son cousin) lui succéda et il fut à son tour remplacé, comme titulaire, par Armand-Louis Couperin, en 1748.


- à 21 ans, Armand-Louis est un virtuose très connu. L'orgue de St. Gervais devenu poussif sous ses doigts cessa de l'intéresser. En 1758, Thiessé, Maître-Menuisier, refait la menuiserie pour mettre en évidence une Montre neuve de 16' sous la direction de Mouchet, architecte. Thiessé donne alors au buffet de ce grand orgue son aspect définitif. Le buffet comprend un Positif et un Grand orgue avec 3 tourelles et des sculptures élégantes et fines. Louis Bessart entreprit la réfection de l'orgue une fois le Buffet refait. Les travaux débutèrent en 1760 et furent interrompus en 1764 par la mort de Bessart. Le grand François-Henri Clicquot (de la dynastie des Clicquot )reprit le travail et livra un instrument au goût de l'époque en avril 1768. Un concert réunissant Louis-Claude Daquin, C. Balbastre et Armand-Louis Couperin eut un grand succès. Un vieux Cromorne fut encore changé. Bessart et Clicquot avaient chaque fois que cela était possible conservé les anciens tuyaux de leurs prédécesseurs, notamment ceux en bois. Armand-Louis Couperin meurt en 1789 suivi de peu par son fils aîné Pierre-Louis. C'est le cadet Gervais-François Couperin qui prit la relève.


- jusqu'en 1789, Clicquot assura l'entretien de l'orgue. Puis cette charge fut reprise par Pierre-François Dallery, lequel effectue un relevage en 1811. Des tuyaux disparaissent par suite des courants de la mode (Fourniture, Cymbale, Larigot), mais Gervais-François Couperin fait ajouter une 2ème trompette, un Basson, une Clarinette, une Flûte au Positif. L'orgue remis dans ce nouvel état est reçu par Couperin et Lasceux. Gervais-François Couperin meurt en 1826: c'est le DERNIER COUPERIN A AVOIR TOUCHE L'ORGUE DE St-GERVAIS. Des titulaires divers suivirent: Marrigues, Alexandre-Pierre Boëly jusqu'en 1838. Il y eut ensuite Marie Bigot, M. Baillet. On demanda à Dallery de remplacer la Montre des tourelles et la restitution des pleins-jeux. En 1842, Dallery n'est pas content car il ne peut pas mettre 5 rangs de Plein-Jeu de Positif sur la seule chape du Larigot. On repeint le Buffet encore en plus foncé. Une Cymbale est ajoutée au Positif et une autre au Grand Orgue avec un sixième rang de Tierce 2/5'. Ces ajouts ne suffisent pas à entretenir l'intérêt pour le grand orgue. En 1845, un orgue de Choeur est livré (maison Daublaine-Callinet). Le Grand Orgue va "bénéficier" de l'oubli dans lequel il est tombé à cette époque.


- 1858: Boëly meurt et le grand orgue entre en léthargie, heureusement pour nous ! En 1902, le père Gauthier voulut remettre en état ce vénérable instrument. On lui conseilla les services d'Alexandre Guilmant. La maison Merklin, en 1909, fut chargée de mettre l'orgue en état de marche sans rien changer (pas de modification de la soufflerie, ni du pédalier à la française). Merklin "bricola" du mieux qu'il pouvait compte tenu des finances serrées à disposition. Par exemple, la 2ème Trompette servit à remettre en état la première.... En 1910, un orage violent cassa les verrières et l'orgue reçu la pluie et pour couronner le tout, en 1918, un obus allemand atteignit St. Gervais, heureusement sans endommager gravement l'orgue. On le bâcha pendant la réparation de l'église (la poutraison avait tenu le coup).


- 1920: l'église St. Gervais est réparée et l'on recommence à s'intéresser au Grand Orgue. Charles Mutin "tourna autour" en proposant une reconstruction totale (la romantisation pointait son nez: alors non, pas cela !). La Ville de Paris demanda à la Commission des Beaux-Arts de nommer une Commission pour CONSERVER et RESTAURER l'orgue des COUPERIN: ce fut un acte intelligent. Il fut déclaré "que l'orgue de St. Gervais présentait un intérêt historique immense. Il fallait le réparer et non le transformer. L'orgue des Couperin doit être conservé avec ses timbres, son harmonisation et son intonation". Le cadre fixé pour cette restauration était strict et coupait court à toute tentative de romantiser l'orgue. Il fallait garder la traction et la réparer. L'harmonisation serait maintenue, les tuyaux nettoyés et débosselés dans l'église qui allait servir de chantier. Les claviers seraient conservés et simplement nettoyés et réglés; idem pour le Pédalier. Les sommiers seraient restaurés entièrement après démontage de l'orgue. La soufflerie cunéiforme serait conservée comme objet historique, mais une soufflerie neuve, bien calculée est installée et discrètement placée pour ne pas masquer l'ancienne. Les claviers s'accoupleraient exactement à l'ancienne mode, dite "à tiroir". Il n'y avait pas de pédale de combinaison. Merklin se soumit à toutes ces demandes et livra l'orgue en 1923. C'est probablement là que cet orgue fut vraiment sauvé. En 1924, la partie instrumentale de l'orgue est Classée Monument Historique. Après la Seconde Guerre mondiale et à l'approche du centenaire de la mort de François Couperin (1968), un Comité exigea une grande restauration. L'admiration légitime pour Clicquot jointe au mépris de ce qui précédait la grande époque Clicquot fit que l'on décida de recréer l'orgue de 1769, évidemment au prix de modifications inévitables des sommiers. En mai 1967, un contrat est passé avec la manufacture Gonzalez. Mai 68 passa et provoqua l'interruption des débats et débuts de travaux (travaux suspendus pour 6 ans). Un nouveau groupe de travail avec le grand Michel Chapuis se mit à l'ouvrage. Ce groupe proposait la pose d'un Dessus de Bourdon à cheminée neuf au lieu de boucher la Flûte de Dallery. Transfert des tuyaux écartés vers un musée. On garda le Plein-Jeu d'origine de Dallery. Le Larigot fut gardé et le Basson-Clarinette arrivant, on eut l'obligation de choisir un Larigot étroit à l'Allemande en étain. Au Grand Orgue la 2ème Trompette fut conservée tout en rendant les 3 chapes d'origine au Plein-Jeu, la Voix Humaine étant reportée sur une chape supplémentaire. Le Plein-Jeu IX sera neuf et non pas composé sur le plan néo-classique prévu au début. Le Pédalier est étendu jusqu'au Ré3. C'est la Maison Gonzalez qui emporte le marché en 1973 et elle rend un instrument en état de marche en 1974. En 2003, une révision/restauration fut effectuée par le facteur Mühleisen (dépoussiérage, notamment).


- peut-on imaginer un seul instant un pareil parcours "du combattant" pour cet orgue qui eut l'EXTRAORDINAIRE CHANCE de passer entre les mains de facteurs nombreux, chaque fois respectueux du travail du prédécesseur ? Même Mutin, romantiseur associé un temps à Cavaillé-Coll, ne put pas s'imposer librement. La CHANCE aussi était là pour protéger l'orgue des Couperin; certains diraient la Providence. Il y avait aussi un facteur important à prendre en compte: l'état financier difficile de la Paroisse au 19ème siècle. Bref, Providence ou pas, on a là un cheminement exemplaire, un peu chaotique, mais respectueux. Résultat: l'orgue des Couperin avec ses jeux Clicquot est là et peut résonner.

- en nous inspirant du texte de la plaquette mentionnée ci-dessus, en haut de page, on peut écrire: " en dépit des évolutions liées à sa longue histoire, le Grand Orgue de St-Gervais, à Paris, est l'un des rares instruments parvenus juqu'à nous sans avoir été touché par les époques symphonique ou néo-classique. Tous les sommiers de St-Gervais sont antérieurs à 1789. La presque totalité de la tuyauterie est ancienne et son harmonisation n'a été que très peu transformée depuis le milieu du 18ème siècle. Plusieurs jeux sont encore dans l'état du milieu du 17ème siècle. Les jeux de fonds se caractérisent par une grande douceur et permettent aux anches de développer pleinement leur éclat. Cette association sonore demeure, pour l'auditeur attentif, l'idéal de l'orgue classique français. Si l'orgue de St-Gervais n'a plus la composition exacte de l'instrument que connut François Couperin, il conserve, dans ses entrailles, de nombreux jeux qui parlèrent sous les doigts de F. Couperin: jeu de Tierce, une partie des Fonds, le Cornet de Récit, la Voix humaine, par exemple. Cet orgue exceptionnel, tout comme celui de la Collégiale de Dole en Franche-Comté par exemple, est l'un des rares représentants du classicisme français, avec un grand pourcentage d'authenticité, à ne pas avoir été profondément remaniés ou restaurés ". Arrivé le dimanche 8 novembre 2009, à la fin de la messe dominicale, nous avons pu entendre cet orgue dans un plenum ample et vibrant qui, inconstestablement, faire venir les larmes aux yeux. Un entretien avec l'un des titulaires nous a montré avec quel soin les organistes de ce lieu veillent sur ce monument véritablement extraordinaire: le plus ancien orgue de Paris !

- les facteurs qui travaillèrent à St-Gervais (selon la plaquette ci-dessus):  Langhedul Mathis (Ypres, vers 1570 - Bruxelles, vers 1635). Fils de Jan, formé en Espagne par des Flamands. Il a apporté, à Paris, leurs méthodes et manières de construire les orgues.  Pescheur Pierre (Paris, vers 1590 - Paris, 1637 ou 38). Elève de son père Nicolas, puis de V. de Héman. Il construit des orgues " à la Titelouze ". En 1628, à St-Gervais, il invente la Tierce dite large isolée.  Thierry Pierre (Paris, 1604 - 1665). Il est fils de savetier. Est fondateur de l'Ecole proprement parisienne de facture d'orgues, inventeur notamment de l'Echo à 7 rangs. Son chef-d'oeuvre fut l'orgue de St-Germain-des-Prés (1661-68).  Thierry Alexandre (Paris, 1646 - 1699). Troisième fils de Pierre Thierry. C'est l'un des grands facteurs parisiens du dernier tiers du 17ème siècle. Auteur, notamment, de l'orgue des Invalides en 1679.  Thierry François (Paris, 1677 - 1749). Neveu d'Alexandre. Il lui succède brièvement à St-Gervais. Il fut maître d'André Silbermann et fut un spécialiste des grands instruments de cathédrales (Rouen, et surtout N.-Dame de Paris en 1730-33).  Clicquot François-Henri (Paris, 1732 - 1790). Il hérita son savoir-faire de son père et de son grand-père, mais aussi des facteurs Thierry. Dès 1769, il règne sur la facture parisienne et reconstruit presque tous les grands instruments du siècle précédent dans la capitale. Est l'auteur du grand orgue de St-Sulpice (1776-81) et de la cathédrale Notre-Dame (1784-87). C'est l'orgue de St-Pierre à Poitiers qui le rendit surtout célèbre.  Dallery L.-P. (Paris 1797 - 1875). Dernier représentant d'un lignée de facteurs bien connus. Il resta fidèle à la facture classique. 


•  Composition du Grand Orgue de St-Gervais à Paris (selon la plaquette mentionnée ci-dessus):

Clavier 1 (Positif de dos, 51 notes): Montre 8', Bourdon 8', Prestant, Nasard, Doublette, Tierce, Larigot, Plein-Jeu V 2/3', Trompette, Cromorne, Clairon.

Clavier 2 (Grand-Orgue, 51 notes): Montre 16', Bourdon 16', Montre 8', Bourdon 8', Flûte 8', Prestant, Nasard, Quarte de Nasard, Doublette, Tierce, Grosse Fourniture II 2', Fourniture III 1', Cymbale IV 1/2', Grand Cornet V, Première Trompette, Deuxième Trompette, Clairon, Voix humaine.

Clavier 3 (clavier de Bombarde, 51 notes): Bombarde 16'.

Clavier 4 (Récit, 32 notes): Cornet de Récit V, Hautbois de Récit 8'.

Clavier 5 (Echo, 27 notes): Flûte 8', Nasard, Trompette 8'.

Pédalier (30 notes): Bourdon 16', Flûte 8', Flûte 4', Bombarde 20', Trompette 10', Clairon 5'.

Accouplement permanent de Bombarde sur GO. Accouplement à tiroir de GO/Positif. Tremblant fort. Diapason: La3 = 405 Hz à 10° C. Tempérament égal.


•  Composition de l'orgue de choeur (Daublaine-Callinet - 1845, Gutschenritter - 1967, Dargassies - 1992):

Grand-Orgue (54 notes): Bourdon 16', Montre 8', Salicional 8', Bourdon 8', Prestant 4', Doublette 2', Plein-Jeu III-IV, Trompette 8', Clairon 4'.

Récit expressif (42 notes): Bourdon 8', Gambe 8', Flûte 8', Prestant 4', Cornet IV, Hautbois 8'.

Pédalier: Soubasse 16'.

Accouplements: GO/P, Réc./GO.


•  Le jour de notre passage, nous avons relevé la présence d'un second orgue de choeur dont nous n'avons pas les données détaillées (voir photographies). Il s'agit d'un orgue-cithare: voir le lien suivant (voir ici aussi).


•  Liste de liens Internet à ouvrir. Plusieurs de ces liens donnent la composition ACTUELLE (après 2003) de l'orgue:

plaquette spéciale: voir ci-dessus en haut de la page.

autre plaquette: Patrimoine Sacré de Paris, Guide de visites d'églises 2009, Art Culture et Foi, Association culturelle subventionnée par la Ville de Paris et la Fondation Notre-Dame, rue St-Vincent, Paris, 2009 (54 pages).

-  http://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/sgervaisp.html (histoire, photos, composition),

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C9glise_Saint-Gervais-Saint-Protais_de_Paris (église St-Gervais),

http://www.parisbestlodge.com/saintgervais.html (site donnant de belles photos de l'église. ©),

http://perso.orange.fr/organ-au-logis/Pages/Abecedaire/ParisStGervais.htm (autre lien sur l'histoire de cet orgue),

http://orgue.free.fr/a4o7.html (composition actuelle de l'orgue, après 2003), [site très utile détruit en 2016 !!],

http://sgorgue.free.fr/fr/coupidx.php (la dynastie des Couperin), [site très utile détruit en 2016],

http://sgorgue.free.fr/fr/organist.php (les organistes titulaires de l'orgue), [site très utile détruit en 2016],

http://sgorgue.free.fr/fr/compo.php (composition actuelle de l'orgue), [site très utile détruit en 2016],

http://sgorgue.free.fr/fr/chrono.php (historique très détaillé de l'instrument), [site très utile détruit en 2016],

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a7/Paris_OrgueStGervais.jpg (vue de l'orgue),

http://fr.wikipedia.org/wiki/Couperin (la famille Couperin),

http://muhleisen.free.fr/rapport%20travaux.html (des travaux récents sur l'orgue de St-Gervais),

http://www.youtube.com/watch?v=vLGSBAifLJQ (audition du grand orgue),

-  pour les Couperin: voir ici aussi (lien dont on espère qu'il tiendra....).

-  la "politique" française du Web qui consiste à détruire les sites hyper-utiles pour en réaliser d'autres très inférieurs, est extrêmement déplorable et spécifique de la France !!

-  autre lien: voir ici.



•  Dans la rubrique de "photos" attenante à cette page de texte, nous mettons en évidence des clichés personnels agrandissables de l'orgue de l'église St-Gervais à Paris et de ses orgues (clichés de début nov. 2009). Ci-dessus, en guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons un cliché personnel du Grand Orgue de l'église St-Gervais à Paris.


Vue de l'orgue de choeur Daublaine-Callinet (1845): ci-dessous, à droite

Vue de l'orgue de choeur Daublaine-Callinet. Cliché personnel (début nov. 2009)


Vue de la façade de l'église St-Gervais à Paris: ci-dessous, à droite

Façade classique de St-Gervais à Paris. Cliché personnel (début nov. 2009)

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