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Cavaillé-Coll, Aristide


Cavaillé-Coll Aristide, grand facteur d'orgues français du 19ème s.

Vignette de la page: portrait d'Aristide Cavaillé-Coll à 80 ans.



  Différents liens à consulter :

-  
http://www.culture.gouv.fr/culture/cavaille-coll/fr/ ,

-   http://www.cavaille-coll.com/ ,

-   http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Cavaill%C3%A9-Coll ,

-   http://www.stsulpice.com/  (site sur l'église Saint-Sulpice à Paris, avec la photo de l'orgue Cavaillé-Coll et sa composition, ©),

-   http://decouverte.orgue.free.fr/orgues/muetienn.htm  (orgue Cavaillé-Coll à l'église St-Etienne à Mulhouse, composition et photo, ©) ,

-   le texte et les photos de notre propre passage à St-Etienne de Mulhouse: cliquer ici

-   http://lplet.org/orgues/c_long.htm  (composition de l'orgue Cavaillé-Coll de la ville de Long dans la Somme, en France).

-   http://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/sdenisp1.html  (photos de la basilique St-Denis , Paris, et de l'orgue Cavaillé-Coll , 1841),

-   http://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/sdenisp.html  (histoire de St-Denis et commentaires sur les orgues + composition de l'instrument),

-   NOTRE PASSAGE à St-Sulpice à Paris (Grand Orgue C.-Coll): cliquer ici .

      
  Aristide Cavaillé-Coll est né à Montpellier le 3 février 1811 de Dominique Cavaillé-Coll et de Jeanne Autard. Il appartient à une dynastie d'artistes, notamment en la personne de Jean-Pierre C.-Coll, tisserand, fabricant de serge. En 1827, la famille Cavaillé-Coll s'installe à Toulouse. Dominique C.-Coll a eu 2 fils: Vincent et Aristide. En 1930, Aristide fait des études de mathématiques. Il invente avec la collaboration de son père et de son frère Vincent un instrument à clavier et à anches libres appelé " Poïkilorgue " ou orgue varié expressif. Cet instrument attira l'attention de Rossini de passage à Toulouse. Rossini fait la proposition aux Cavaillé-Coll de monter à Paris où il leur promet son aide. Le voyage (1833) a lieu, avec des lettres d'introduction, auprès de personnages éminents de la capitale. La famille Cavaillé-Coll habite 11, quai Voltaire à Paris. Au cours du voyage ils rencontrent un soutien en la personne de Prosper Faugère qui occupe des fonctions officielles importantes. Cet homme est Chef du Secrétariat du Ministère de l'Instruction publique, sous l'autorité de Villemain. Après sa démission en 1840, il entre aux Affaires Etrangères où il est Directeur des Archives de la Chancellerie. Il restera un ami fidèle des Cavaillé-Coll.
    
A Paris, Cavaillé-Coll rencontre des membres influents de l'Ecole Polytechnique et des savants comme le baron de Prony, Lacroix, Cagnard de Latour, Cherubini, Berton, etc. Très vite, Cavaillé-Coll se distingue de ses confrères par une ingéniosité et des dons pour la construction d'orgues de grandes dimensions, dont le plus important, à cette époque, fut celui de la Basilique de Saint-Denis à Paris ( 1841 ). Les Cavaillé trouvent un premier atelier au 14 de la Rue Neuve-Saint-Georges. Cette rue fut rebaptisée Notre-Dame-de-Lorette. Dans l'église Notre-Dame-de-Lorette, Cavaillé-Coll construit justement un instrument.
    
Un marseillais, du nom de Hippolyte Blanc, vient à Paris pour des études de Droit et de Lettres. Il habite le No 34 de la même rue que les Cavaillé. Monsieur Blanc va effectuer une brillante carrière de 39 ans à l'Administration des Cultes. Il présente sa soeur Adèle à Aristide. Il se marieront. Le reste de la tribu Blanc vient s'installer à Paris. Aristide se marie à l'église de la Trinité en 1854. Le 12 août 1842, Hippolyte Blanc donne la mission à Charles Simon, organiste à Saint-Denis, de faire l'inventaire des orgues d'Aix, d'Angoulême, de Digne, de Montpellier, de Nîmes, de Poitiers, de Tarbes, ceci pour en assurer la restauration. Monsieur Blanc veille sur la manufacture de CavailléColl et assoit la réputation de tous en prenant contact avec Courteline, Viollet-le-Duc et Mérimée.
   
L'atelier de Notre-Dame-de-Lorette est trop étroit. Cavaillé-Coll part s'installer dans un Hôtel rue de La Rochefoucauld (1842). Cet Hôtel est protégé actuellement, mais il fut vendu au Maire de Fontainebleau en 1854. Cavaillé-Coll doit partir car il n'avait pas l'argent pour racheter cet Hôtel. Il trouve refuge de l'autre côté de la Seine. Le couple Cavaillé-Blanc s'installe au 96 Rue Vaugirard dans 2 corps de bâtiments séparés par une cour. Leur fille Cécile y est née. Mais trop peu d'années s'écoulent dans cette maison. Ils doivent à nouveau déménager. La manufacture s'installe près de la barrière du Maine. Cavaillé-Coll achète le terrain et fait construire un hôtel particulier en 1868. Le grand orgue C.-Coll de Notre-Dame est inauguré à cette époque.
    
Mais le malheur brise l'artiste: il perd sa femme en octobre 1868 durant une 7ème grossesse. Une nouvelle épreuve attend Aristide: la guerre de 70 éclate et ses employés sont engagés dans l'armée. Il fait froid. Aristide doit se chauffer avec le bois destiné à ses orgues. La Manufacture de l'Avenue du Maine est hypothéquée en garantie. Cavaillé-Coll doit procéder à des emprunts pour 700'000 francs pour stabiliser son entreprise entre 1869 et 1887.
    
A cette époque, plus de 600 orgues sont sorties de sa manufacture dont 55 à Paris et 300 environ dans d'autres villes de France. Les autres orgues Cavaillé-Coll sont dispersées dans le monde, en Europe, mais aussi en Amérique Latine, au Mexique, en Chine, en Suisse. Il reçoit des récompenses sous forme de médailles. Mais l'entreprise tourne mal et l'un des créanciers, Emile Chollet, rentier et prêteur de la manufacture réclame son argent. Nous sommes en 1892. La liquidation judiciaire suit son cours, mais tous les fidèles compagnons regroupés autour du "patron" obtiennent un concordat. On est en 1892, et il faut songer à la succession.
       
  Charles Mutin , un ancien de la maison Cavaillé-Coll est installé à Caen depuis 10 ans. Quelques ouvriers de la manufacture parisienne l'ont rejoint face à l'incertitude de l'avenir de la manufacture Cavaillé-Coll. Le moment est venu de réunir les fonds nécessaires pour la fondation d'une société en commandite pour racheter la manufacture parisienne. A ceux-ci, il ajoute le fonds acquis par le rachat de la société Stoltz. On convoque les parties à Caen le 18 juin 1898 pour signer un acte de cession de commerce. Le vieux Cavaillé-Coll se fait représenter aux conditions les plus favorables proposées par son acheteur.
  
Charles Mutin couvre les loyers en retard, rachète l'outillage acquis par E. Chollet, assure les salaires des ouvriers, reprend les contrats d'entretien des orgues construites, honore les commandes et développe un nouveau carnet de commandes, notamment vers les orgues de salon. 
    
Inventaire de la salle principale de la manufacture Cavaillé-Coll: un orgue pour l'église Saint-Augustin, un autre pour le Palmarium au Jardin d'acclimatation à Neuilly-sur-Seine, un orgue électrique monté, un orgue démonté ayant servi autrefois aux Concerts Lamoureux, un petit orgue pour Mme Sarah Bernhardt, un orgue de couvent de 5 jeux. Charles Mutin affirme les lettres de noblesse de la Maison en présentant à l'Exposition Universelle de 1900 un grand orgue destiné à la salle du Conservatoire Tchaïkovsky à Moscou. La confiance jamais déçue, mais un peu ébranlée, renaît face au monde musical et grâce à Mutin.
    
Le vieux Cavaillé-Coll se retire en souhaitant qu'une pension lui soit versée et aussi envers sa fille Cécile qui n'a jamais cessé de le soutenir. Cavaillé-Coll se retire avec sa fille au 21 de la Rue du Vieux Colombier où elle tient un atelier de dessin. Ils ont trouvé refuge chez une parente elle-même locataire dans l'immeuble. Cavaillé-Coll attend sereinement la fin prochaine. Il meurt le 13 oct. 1899 .
    
L'élan qu'il avait su donner à son nom et à sa manufacture soutenue par des replâtrages financiers et des fidélités obstinées, le nom de Cavaillé-Coll et sa renommée ont duré encore pendant près d'un demi-siècle. Encore aujourd'hui, son nom est partout dans les ouvrages consacrés à l'orgue. Son prestige a été affirmé avec la commande de l'orgue de la Basilique Saint-Denis où les rois de France sont enterrés. D'artisan, il est devenu un industriel de l'orgue. Plusieurs de ses réalisations prestigieuses ont assis sa notoriété: Saint-Sulpice à Paris, notamment, mais aussi Notre-Dame , et surtout Saint-Denis , dont il a été à juste titre très fier. Il y a aussi le grand orgue de la Madeleine à Paris.
   
•  Le nom de Cavaillé-Coll est mentionné de multiples fois dans ce site Internet, mais aussi dans bien d'autres qui parlent également de musique d'orgue. Nous avons jugé utile de retracer ici dans les grandes lignes le destin fabuleux de ce facteur d'orgues. La critique que l'on fait dans ses interventions c'est d'y avoir introduit souvent une traction pneumatique tubulaire, ce qui rend parfois le jeu un peu mou et ce qui occasionne des retards que la traction mécanique directe ne provoque pas. Pour terminer et pour montrer la façon "Cavaillé-Coll" de concevoir une console d'orgue, nous vous mettons la photo de la belle console de l'orgue de Saint-Sulpice à Paris. Personnellement, nous nous permettons de faire un rapprochement entre Cavaillé-Coll pour l'orgue et Viollet-le-Duc pour l'architecture médiévale. Chacun, dans son domaine, est indéniablement un génie, mais, lorsqu'ils touchent l'un, un orgue Clicquot, l'autre, une cathédrale comme Notre-Dame de Paris, ils sauvent sans doute une bonne partie du patrimoine mais en apportant une touche très personnelle, telle que le résultat, au 21ème siècle, paraît souvent plus comme une "probable éventuelle dénaturation" de l'original, qu'un sauvetage fidèle et respectueux de l'objet existant. Ces propos sont strictement personnels et nous les assumons complètement.
   
•  Il n'empêche que Cavaillé-Coll doit être classé parmi les plus grands facteurs d'orgues du 19ème siècle en Europe. Pour la petite et grande histoire, sachez que le facteur Charles Mutin fut chargé de terminer le grand orgue symphonique de l'église catholique Notre-Dame de Neuchâtel ( Eglise Rouge ). Cet orgue, commencé par le facteur suisse Wolf-Giusto, fut donc terminé par Mutin et inauguré en concert par L. Vierne.
   
•  On peut donner une liste , bien sûr incomplète, des instruments Cavaillé-Coll en France :
    
1838 = Notre-Dame-de-Lorette à Paris; 1842 = église Saint-Roch à Paris; 1846 = église de la Madeleine à Paris; 1852 = église Saint-Vincent-de-Paul à Paris; 1859 = Sainte-Clotilde à Paris; 1862 = Saint-Sulpice à Paris; 1868 = Notre-Dame de Paris; 1868 = église de la Trinité à Paris; 1878 = orgue présenté dans le cadre de l'Exposition Universelle à Paris (Palais du Trocadéro); 1855 = Saint-Omer; 1861 = Castelnaudary; 1862 = Bayeux; 1868 = Epernay; 1877 = N.-Dame-des-Champs à Paris; 1880 = Saint-François-de-Sales à Lyon; 1880 = Orléans (cathédrale); 1885 = Caen, Saint-Etienne; 1889 = Saint-Sernin à Toulouse (modification de l'orgue Daublaine-Callinet); 1889 = cathédrale Saint-Alain de Lavaur; 1890 = église Saint-Ouen de Rouen. 
    
•  En photo , nous mettons l'exemple du Cavaillé-Coll de Notre-Dame-de-Lorette à Paris (1838): l'église Notre-Dame-de-Lorette fut construite à Paris vers 1823 et inaugurée en 1836. Elle est l'oeuvre de l'architecte Hippolyte Lebas. L'orgue Cavaillé-Coll date de 1837-38. Il fut restauré par le facteur Stolz en 1881 et restitué dans sa beauté par Haerpfer-Erman en 1975. Nous mettons également l'orgue de l'église de Long , dans la Somme (un Cavaillé-Coll resté très pur). Dans cette rubrique attenante de photos, nous mettons également l'orgue Cavaillé-Coll de l'église St-Christophe de Héricourt (Franche-Comté). En 2006, nous avions trouvé le buffet vide, l'orgue étant en restauration. En juillet 2008, nous avons retrouvé ce beau C.-Coll tout juste restauré. Cet instrument est l'Opus No 599 et a été livré à Héricourt en juin 1888. Il comporte 19 jeux sur deux claviers et pédalier (10 jeux au GO, 7 jeux au Récit et 2 jeux au Pédalier). 
       

  Composition de l'orgue Cavaillé-Coll de Notre-Dame-de-Lorette : Positif avec Montre 8', Bourdon 8', Salicional 8', Prestant 4', Flûte 4', Nasard 2 2/3', Doublette 2', Tierce 1 3/5', Fourniture 4r, Cymbale 3r, Cornet 5r, Trompette 8', Cromorne 8', Clairon 4'. Grand-orgue avec Montre 16', Bourdon 16', Montre 8', Bourdon 8', Flûte conique 8', Prestant 4', Flûte 4', Nasard 2 2/3', Quarte 2', Tierce 1 3/5', Grosse Fourniture 3r, Fourniture 3-4r, Cymbale 4r, Cornet 5r, Bombarde 8/16', Trompette 8', Hautbois 8', Clairon 4'. Récit expressif avec Bourdon 8', Flûte traversière 8', Flûte octaviante 4', Flûte à cheminée 4', Flageolet 2', Cornet 3r, Cor anglais 16', Trompette 8', Hautbois 8', Voix humaine 8'. Pédalier: Flûte 16', Flûte 8', Flûte 4', Bombarde 16', Trompette 8', Clairon 4'. Accouplements: I/II, II/I. Tremblant. Appel d'anches au Grand Orgue. Partie instrumentale classée. Un bel exemple d'une très belle facture française du début du 19ème siècle.
      

•  Consulter les quelques photos de la rubrique attenante , notamment pour y retrouver l'orgue de Notre-Dame de Lorette, celui de Long (instrument mentionné ci-dessus) et aussi celui visible à Héricourt.

  
  
 
 


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