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Notre-Dame, Eglise Rouge


Notre-Dame de Neuchâtel, l'Eglise Rouge

Vignette de la page: intérieur de l'Eglise Notre-Dame, Neuchâtel. Cliché personnel. Cliquez dessus pour l'agrandir

Sous le vocable récent d' Eglise Rouge , la magnifique église néo-gothique catholique de Neuchâtel est connue de partout. Cet édifice, maintenant classé monument historique, a connu un rayonnement important en Suisse et même en Europe lors de sa construction au 19ème siècle. On considère, actuellement encore que l'Eglise Rouge est l'un des plus beaux monuments néo-gothiques de Suisse et même d'Europe centrale. Nous présentons ci-après l'histoire abrégée de cet édifice prestigieux ainsi qu'un cycle de photos personnelles. 
    
  Histoire résumée de cette fabuleuse église: cette édifice témoigne du développement de la paroisse catholique au 19ème s. La messe fut réintroduite à Neuchâtel en 1828. Les catholiques se pressaient dans leur oratoire modeste de la Chapelle de la Maladière (autre sanctuaire historique de la ville). Cette chapelle était trop petite. En 1884, les autorités communales lancent l'idée de la construction d'une grande église catholique. Après quelques débats, la ville de Neuchâtel cède sans contrepartie les 3'451 m2 alloués au futur édifice. Une souscription est lancée avec l'approbation des pasteurs protestants de la ville. En 1896, la Paroisse fait appel à l'architecte catholique Guillaume Ritter qui soumet les plans d'une église néo-gothique monumentale. Ce style néo-gothique est une vraie passion pour cet architecte croyant. Il va faire appel à un matériau nouveau pour l'époque: la pierre artificielle = aggloméré de mortier à base de chaux et de gravier auquel Ritter ajoute du ciment TEINTÉ en rouge pour obtenir l'aspect rougeâtre du grès d'Alsace. L' église va s'élever entre 1897 et 1906 . L'emploi de cette pierre artificielle a permis la création d'un décor sculpté exubérant faisant appel notamment au gothique victorien anglais et au gothique rayonnant et flamboyant français . La pierre artificielle permettait notamment de créer des moulages de décors non sculptés. L'Eglise Rouge a été classée monument historique en 1986 . Les travaux de restauration indispensables purent commencer et durèrent de 1986-2000 . La restauration extérieure fut entreprise en premier (toiture en ardoises de polychromie naturelle). Puis vinrent les travaux des murs et façades (6'000 m2). On eut recours aux mêmes techniques que du temps de G. Ritter (pierre artificielle). L'intérieur de l'église contient des trésors de l'art religieux du tout début du 20ème s.
   
Tout était à restaurer par des spécialistes de ce genre de chefs-d'oeuvre. Il y avait les voûtes avec près de 10'000 étoiles en relief, il y avait les murs avec des simulations de tentures peintes, il y avait un précieux Chemin de Croix , des statues nombreuses, un cycle de vitraux remarquables du maître verrier français Emmanuel Champigneulle de Bar-le-Duc (les 5 vitraux du choeur ) et des vitraux décoratifs confiés à l'époque à l'atelier d'art Enneveu et Bonnet de Genève (notamment les roses) [l'ensemble des vitraux est daté de 1903 , donc en période Art Nouveau , ce qui se remarque nettement dans le vitraux décoratifs des roses, notamment]. Il y avait enfin un grand orgue romantique et symphonique confié au facteur fribourgeois Henri Wolf-Giusto . L'instrument fut achevé par le célèbre facteur français Charles Mutin pour permettre une inauguration par Louis Vierne en avril 1929 . L'orgue était conçu bien entendu dans l'esthétique symphonique avec une traction "mécano-pneumatique". Le même facteur Wolf-Giusto se vit confier la construction de l'orgue de la grande église catholique de La Chaux-de-Fonds : église du Sacré-Coeur . La restauration de ces 2 instruments historiques et protégés a été confiée à la Manufacture de Chézard-St.-Martin au Val-de-Ruz. Charles Mutin , qui termina l'orgue de l'église catholique de Neuchâtel, était le successeur d' Aristide Cavaillé-Coll . Louis Vierne, organiste de Notre-Dame de Paris depuis 1900, supervisa les travaux. L'instrument n'a jamais subi de modification et, restauré, se trouve exactement dans l'état du temps de sa construction (traction mécanique des touches, tirage des jeux pneumatique). C'est l'un des meilleurs exemples en Europe de l'orgue symphonique à caractère français, avec quelques éléments allemands. Il va sans dire que cet orgue est classé et protégé. Nous en donnons la composition ci-dessous (3 claviers, pédalier, 36 jeux).
      
  Bibliographie : Eglise Notre-Dame de Neuchâtel, histoire d'une restauration, de 1986-2000, plaquette éditée par la Paroisse catholique .


•  Compléments d'information apportés par M. Charles Feigel, architecte restaurateur de Notre-Dame de Neuchâtel:  

Voici quelques propos de l'architecte restaurateur de l'église N.-Dame de Neuchâtel, M. Charles Feigel. Cette personnalité s'est non seulement investie dans la restauration des éléments architecturaux de N.-Dame, mais a également donné un avis très écouté au sujet du Grand Orgue et de sa restauration. Il nous a notamment écrit ce qui suit:

" C'est moi qui ai attiré l'attention de mes interlocuteurs (Service cantonal des Monuments et des Sites, certains membres de la Commission d'urbanisme de la Ville de Neuchâtel) sur le fait que les éléments du gothique victorien anglais, du gothique rayonnant et flamboyant français se trouvent heureusement complétés, dans cet édifice, par des influences du gothique allemand, belge et portugais. Ces associations sont le résultat de la grande connaissance du gothique européen de l'architecte Guillaume Ritter, homme très érudit. Il a introduit avec virtuosité toutes ses connaissances dans un édifice qui, malgré tous ces apports, ne manque pas d'unité et, en plus, n'est enfin reconnu à sa juste valeur que depuis la fin de sa dernière restauration (1986-2000)."

M. Charles Feigel, grâce à ses bons contacts avec les autorités locales de Conservation des Monuments et Sites et avec les autorités fédérales de la Commission des Monuments Historiques, a été l'un des artisans majeurs de l'obtention du classement de l'église Notre-Dame, avec apports de subventions fédérales et cantonales, pour la restauration. 

Au niveau des orgues, deux personnes doivent être mentionnées, sans l'intervention desquelles l'orgue de N.-Dame de Neuchâtel aurait, peut-être, disparu: il s'agit de M. François Widmer (Professeur et organiste) et M. Charles Feigel (architecte). Grâce à l'appui d'interprètes d'orgue de valeur, le Grand Orgue de N.-Dame, rare témoin intact en Suisse de la facture symphonique du premier quart du 20ème s., a pu être sauvé et restauré dans son état d'origine; on peut mentionner notamment MM. Heiniger de Bienne, M. Langlais de Paris, M. Laubscher de Berne et M. Luy de Lausanne.


•  Compléments d'information apportés par M. François Widmer (Professeur, organiste et responsable de la revue L'Orgue, Revue indépendante): " il n'est pas exact à 100% qu'il [l'orgue] soit intact par rapport à son état d'avril 1929. Les deux mixtures étaient extravagantes, voire "absurdes". Au GO, dans les dessus, il y avait subitement un rang de 4 4/7' (!), mais seulement pour une note sur deux. J'ai fait modifier cela dans les années 1980. Et à la même époque il a aussi fallu réaménager la mixture du Récit, qui commençait hyperpointue sur le grand do C (rang inférieur 1 1/3'), pour ensuite tomber d'un coup en 4' au milieu du clavier, sans plus de reprises par la suite. Avec de plus l'usage octave aiguë, cela était ingérable. C'est le facteur J.M. Dumas de Romont FR qui a effectué ces travaux, mais il est décédé en 1987. Donc je suis le seul à connaître les détails. Les facteurs de St-Martin sont pour une part au courant, et avant même la restauration 2000 ils ont encore remanié un peu la dernière octave pour la mixture GO, de manière sensée, càd pour éliminer les hurlements ultrasoniques..."

 
  Composition de l'orgue Wolf-Giusto de l'Eglise Rouge :
  
Grand-Orgue : (clavier 1), Bourdon 16', les 8' (Montre, Dolce, Bourdon, Flûte harmonique, Trompette), Prestant 4', Quinte (du Cornet) 2 2/3', Doublette (extraite du Plein-Jeu) 2', Plein-Jeu 4-3r, Cornet 2-5r, Basset 4'.
    
Positif expressif : (clavier 2), Bourdon doux 16', Salicional 8', Eoline 8', Voix céleste 8', Bourdon 8', Flûte douce 4', Cornet d'Echo (en réalité Sesquialtera) 2r, Nasard (du Cornet) 2 2/3', Octavin 2', Tierce (du Cornet) 1 3/5', Hautbois 8', Trémolo.
     
Récit expressif : (clavier 3), les 8' (Suavial, Viole de Gambe, Cor de Nuit, Flûte de Vienne, Trompette harmonique, Cromorne), Flûte octaviante 4', Nasard 2 2/3', Flageolet 2', Fourniture 3-2r, Bombarde 16', Clairon 4', Trémolo.
   
Pédalier : les 16' (Contrebasse, Soubasse, Bourdon du Positif 16', Bombarde), Grosse Quinte 10 2/3', Salicet (du Positif) 8', Bourdon (idem) 8', Flûte 4'. 
  
Accouplements et tirasses:

Copula générale (unissons) + Copula générale d'octaves aiguës; I/I aigu, I/I grave (1989), appel I (unisson muet inversé), II/I, II aigu/I, II grave/I, II aigu/II,II grave/II, II/III, unissons muets II et III, III/I, III aigu/I, III grave/I, III aigu/III, III grave/III, III/II, I/P, II/P, III/P, II aigu/P, II quinte/P, III aigu/P, P aiguë/P, appel P. L'instrument comporte 36 jeux réels et 7 jeux transmis ou extraits.

-  Deux combinaisons libres, Crescendo général, 5 combinaisons fixes, pédale automatique, divers annulateurs de jeux.

Cet instrument est l'un des plus beaux exemples d'orgue symphonique parvenus jusqu'à nous dans le canton de Neuchâtel, avec, bien sûr, le Grand Orgue du Sacré-Coeur de La Chaux-de-Fonds.

•  Renseignements complémentaires: lire ici.

•  Site personnel du titulaire des orgues en ce lieu: http://damiensavoy.ch/ .

•  La vignette en haut de cette page, agrandissable, donne une vue de la nef de l' Eglise Rouge de Neuchâtel (date: avril 2007). Cliché personnel.

•  Par un article de la Tribune de l'Orgue de décembre 2017, on apprend que la Basilique N.-Dame de Neuchâtel recevra un orgue de choeur que construira le facteur espagnol d'orgues Joaquin Lois de Tordesillas. Cet instrument devrait mettre l'accent sur le style alsacien de Gottfried Silbermann, apparemment. Ce facteur a déjà réalisé l'orgue du Temple de Serrières dans le canton de Neuchâtel.

   
•  Les autres photos personnelle figurent dans la rubrique attenante .

 

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