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Olivier Delessert (musicien-flûtier)


Olivier Delessert: musicien-flûtier, facteur d'un orgue particulièrement beau et original

L'orgue positif de M. Olivier Delessert. Cliché de M. Delessert adressé en oct. 2007






•   Le 21 octobre 2007, nous étions invités par M. Olivier Delessert à Autigny (canton de Fribourg) pour voir et entendre l’orgue positif de 12 jeux qu’il est en train d’achever.

Monsieur Delessert est musicien, organiste, claveciniste, et facteur de flûtes artisanales à bec (depuis 1976). Il recrée des flûtes, notamment d’après des dessins ou gravures, du Moyen Âge, de la Renaissance, des périodes prébaroques et baroques.

Passionné par l’orgue, instrument qu’il a étudié à Genève et qu’il pratique régulièrement, M. Delessert a souhaité appliquer son art de facteur de flûtes en bois (art du « flûtier ») à la construction d’un orgue à un clavier, pédalier et 12 jeux. Sa volonté était de limiter au maximum le recours au métal dans la construction d’un orgue, tout particulièrement, bien sûr, pour les tuyaux .

Cet orgue, bien qu’encore à terminer, est suffisamment très avancé pour être présenté à des musiciens, passionnés d'orgue, intéressés par la démarche originale de M. Delessert.

 

•   Mais laissons M. Olivier Delessert présenter lui-même son instrument dans le texte ci-dessous :


Olivier Delessert

Le Ruisseau

CH – 1742 Autigny

Tél. : (0)26 477 14 02 + fax

Mobile : (0)79 398 61 63

E-mail : olivier.delessert@bluewin.ch

  Orgue positif de 12 jeux, transportable

 

(Début de citation) " La réalisation de cet instrument, que j’ai entièrement conçu et construit, a débuté en 1998.

Il est, aujourd’hui, jouable dans ses parties essentielles.

Aucune partie de l’instrument ne provient de récupération ni d’entreprises fabriquant du matériel propre aux facteurs d’orgues, que ce soit le clavier, les ressorts de soupapes, les bras d’abrégé, etc …

Il aura, à ce jour (en date de fin 2005), nécessité environ 15000 heures de travail.

Toutes les composantes mécaniques et le buffet sont achevés.

Du point de vue sonore, tous les tuyaux constituant la base de l’instrument sont réalisés, ainsi qu’une partie des autres jeux.

1000 à 1500 heures restent à accomplir pour fabriquer les 461 tuyaux restants, sur les 696 que comptera l’instrument.

Cet orgue, monté sur un socle muni de roulettes est transportable.

Afin de favoriser le transport et de réduire la hauteur du buffet j’ai placé le soufflet sous le banc, ce qui fait que le transport se fait en trois parties : l’instrument, le banc - soufflet, le moteur avec la boîte régulatrice. J’ai volontairement renoncé à construire une alimentation mécanique – manuelle ou au pied – étant donné la difficulté que représente, aujourd’hui, l’engagement d’un souffleur disponible et compétent !…De plus, le fait d’avoir construit un pédalier (avec, pour le moment, une mécanique accrochée) ne permet pas de libérer un pied pour actionner le soufflet.

Comme cet instrument est principalement conçu pour servir ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui la « musique ancienne » mais qu’il est, à la fois, un instrument du XXIème siècle, j’ai réalisé un « ventre » - régulateur de pression – sous le sommier qui peut, cependant, être très facilement bloqué afin de retrouver les qualités du « vent à l’ancienne », moyennant un allégement des poids sur le soufflet. 

Les dimensions du buffet sont de 2 m. de large, 1 m. de profondeur et 2,2 m. de haut, tuyaux de « Montre 4’ » et de « Bourdon 8’» compris.

L’encombrement au sol, une fois les trois parties assemblées (instrument, banc et soufflet, moteur et porte-vent) est de 3 m. de large, 2,5 m. de profondeur et 2,2 m. de haut.

 

La composition de ses différents registres est faite en suivant l’esthétique de « l’orgue italien », c’est à dire que l’on compose le « ripieno » ou « plein-jeu » rang par rang.

Il est enrichi d’un jeu de « Régale » (jeu d’anches), qui sera très utile dans la musique de la Renaissance.

Les termes « Basses » et « Dessus » (abrégés B. – D.) signifient que les registres indiqués sont divisés en deux parties. La première (Basses) comprend les deux premières octaves (C à c’) ; la seconde (Dessus) les deux octaves et demies suivantes (cs’ à g’’’). Ce procédé permet de diversifier les timbres entre les deux parties, créant ainsi l’illusion d’un deuxième clavier alors qu’il n’y en a qu’un.

Sa composition est la suivante :


-                     -                     Bourdon 8’ (B. – D.). C à f à l’extérieur du buffet. Achevé.

-                     -                     Principal 8’ (D.). Tuyaux tournés. 2ème octave achevée.

-                     -                     Quinte 5 1/3’ (B.). Achevé.

-                     -                     Montre 4’. Achevé.

-                     -                     Flûte à cheminées 4’. Tuyaux tournés. Achevé.

-                     -                     Nazard 2 2/3’ (B. – D.). Tuyaux tournés dès la 2ème octave. 1ère octave achevée.

-                     -                     Doublette 2’ (B. – D.). Tuyaux tournés. 2ème octave achevée.

-                     -                     Tierce 1 3/5’ (B. – D.). Tuyaux tournés.

-                     -                     Larigot 1 1/3’. Tuyaux tournés.

-                     -                     Pipo 1’. Tuyaux tournés. (en souvenir de mon chien à qui j’avais donné le nom de cette petite flûte).

-                     -                     Cymbale 2 rangs : 2/3’ (jouable séparément, au moyen d’un cran sur le tirant).

                                             Tuyaux tournés.

                                             1/2’ Tuyaux tournés.

-                     -                     Régale 8’ (B. – D.). Jeu d’anches, noyaux, pavillons et anches tournés (en bois)

-                     -                     Tremblant doux (dans le vent) utilisable qu’avec le « vent à l’ancienne », c’est à dire avec le « ventre » bloqué.

 

Un système mécanique, par bouton tournant, installé sur le tirant du Larigot 1 1/3’

permet de tirer ou de repousser simultanément les jeux de 1 1/3’, 1’, et Cymbale.

L’originalité de cet instrument réside dans le fait que tous les tuyaux sont en bois et que, surtout, tous les jeux dont le plus grand tuyau n’excède pas 2’ (~70 cm) sont en bois, tournés à la main, à l’instar des flûtes à bec que je construis depuis 1976.

À ma connaissance, cette façon de faire n’a jamais été réalisée sur un si grand nombre de tuyaux et selon le procédé de construction de ces derniers en cinq siècles de facture d’orgues.

Cet orgue est accordé au diapason de 415 Hz selon un tempérament légèrement inégal, proche de celui imaginé par Kellner.

Il peut toutefois, moyennant le déplacement du clavier, jouer également aux diapasons de

392 Hz (dit diapason français), 440 Hz et 466 Hz (normalisé aujourd’hui pour les copies d’instruments à vent de la Renaissance).

Il est principalement pensé pour une réalisation riche de la « Basse-continue » dans la musique d’ensemble allant du XVI ème au XVIII ème siècles.

Cependant, je pense qu’il serait tout à fait à sa place comme instrument soliste, par exemple, dans les symphonias des cantates de J.S. Bach, dans les concerti d’orgue de Haendel, de Haydn ou dans les Sonates d’église de Mozart, etc ……, ainsi que dans un très grand nombre de pièces du répertoire écrites pour l’orgue seul, ou pour l’improvisation …  " (fin de citation).



•  En guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons un cliché adressé par M. O. Delessert concernant son orgue (vue de la façade du buffet visible par le public, le clavier et le pédalier étant placés derrière). Cliquer sur le cliché pour l'agrandir. Quelques autres photos personnelles figurent dans la rubrique "photos" attenante à cette page de texte.

                                                         



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