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Claude Balbastre (France)


Claude Balbastre, compositeur français pour orgue


Bibliographie :


 


Claude(-Bénigne) Balbastre , né à Dijon en 1724 (selon certains en 1727 ) et décédé à Paris en 1799 , est l'un des compositeurs français importants du 18ème siècle. Il est le fils de Bénigne Balbastre (décédé en 1737), organiste à Dijon (St-Médard, puis St-Etienne). Claude(-Bénigne) Balbastre fut confondu parfois avec Claude, l'un de ses frères, dont il fut le parrain. Claude(-Bénigne) fut l'élève de Claude Rameau et fonda une école de musique à Dijon en 1742. Il fut aussi organiste à St-Etienne à Dijon avant de "monter" à Paris vers 1748-50.

Il fut, à Paris, l'élève de J-Philippe Rameau . Rameau confia à Balbastre des transcriptions pour clavecin de certaines de ses compositions (pantomime de Pygmalion, ouverture des Paladins, certains airs des Indes Galantes...). Après un bref retour à Dijon, Balbastre devint organiste de l'église Saint-Roch à Paris , en 1756 . Il fut aussi, notamment, organiste à Notre-Dame de Paris en 1760, où ses improvisations attiraient, note-t-on, de grandes foules. En 1766, il devint organiste de Monsieur, le futur Louis XVIII, maître de clavecin de Marie-Antoinette et du Duc de Chartres, organiste à la Chapelle Royale. Il perdit ses titres à la Révolution pour finir dans le dénuement le plus complet en 1799. On doit, semble-t-il, à Balbastre le sauvetage de certaines orgues à Paris, grâce à une vie effacée et aux airs de circonstance qu'il jouait à certaines tribunes. La Révolution n'était pas complètement insensible aux orgues, pour autant qu'elles entonnent des "airs révolutionnaires" !


La musique de C. Balbastre est pétrie de l'éclectisme de l'Ecole Française. Ses Noëls , de tradition polyphonique française, sont encore très souvent joués à l'orgue, de nos jours. Balbastre fut l'initiateur du Concerto pour Orgue en France. Non seulement il composa pour l'orgue, mais également pour le clavecin (il possédait un clavecin Rückers) et pour le piano-forte sur lequel il s'exprimait souvent dans des concerts privés (musique de chambre). Balbastre pressentit le succès futur du piano-forte pour lequel il composa. Il travailla à des plans de piano-forte avec le grand facteur d'orgue Fr.-H. Clicquot !


Des oeuvres : Pièces de clavecin avec deux fugues pour l'orgue (1748). Pièces de clavecin, Ier Livre (1759). Recueil d' airs choisis de plusieurs opéras accommodés pour le clavecin, Romance , Recueils de Noëls formant quatre suites avec des variations pour le clavecin ou le forte piano. Quatre sonates en quatuor pour le clavecin ou le piano forte avec accompagnement de deux violons , une basse et deux cors ad lib. 14 Concertos d'orgue (1755-67), sauf celui en ré (1749). Marche des Marseillais et l'air " ça ira ! " arrangés pour le piano forte. La Bataille d'Ivry (1779, pièce pour piano). Amusements d'un convalescent (1761). Recueil d'Ariettes arrangées pour le clavecin et le piano forte (1770). Pièces de clavecin (1777). Recueil d'Ariettes choisies (1781). Les Noëls de Balbastre sont probablement les oeuvres les plus connues du grand public; ils peuvent être joués aussi bien au clavecin qu'à l'orgue (et même au piano), comme le faisait Balbastre lui-même.


Balbastre , nous l'avons dit, fut organiste à l' église Saint-Roch à Paris . C'est pour nous l'occasion de présenter brièvement cet instrument considérable, l'un des plus beaux de la capitale française.


L'église Saint-Roch est l'oeuvre de l'architecte Le Mercier. La première pierre fut posée par le jeune Louis XIV, en 1653. Le sanctuaire fut agrandi en 1709 (chapelle de la Vierge), en 1736 (porche), en 1754 (chapelle du Calvaire). L'église mesure 125 m de long.


Les orgues : un premier instrument fut établi dès le milieu du 17ème siècle. L'organiste Jean Landrin fut titulaire de l'orgue alors que s'édifiait le grand buffet actuel (de 1751 ) où devait se loger le Grand Orgue F.-H. Lesclop , la même année. Claude Balbastre, successeur de Landrin en 1756, oeuvra donc à cet orgue grandiose du milieu du 18ème siècle fort de 34 jeux ! Lesclop ne put terminer son oeuvre et c'est Louis-Alexandre Clicquot qui l'acheva et permit sa réception en 1756. En 1769, le grand François-Henri Clicquot y effectue différents travaux et ajoute des jeux d'anches, notamment. La Révolution s'attaqua quand même au merveilleux instrument Lesclop / Clicquot: des tuyaux furent fondus et il n'en restait qu'environ 1365 sur les 2795 d'origine ! Le facteur Dallery et son fils restituèrent au mieux le glorieux instrument en utilisant des tuyaux en provenance d'orgues désaffectés de Paris (période 1805-1820). De 1839 à 1842 , A. CavailléColl   reconstruit cet orgue en utilisant, quand même , une partie des tuyaux anciens ! Le Récit expressif est donc introduit par lui, de même que le levier Barker. L'orgue de Saint-Roch sera encore repris par Cavaillé-Coll en 1859, puis en 1901 par Charles Mutin. Le facteur Joseph Gutschenritter restaure complètement l'instrument en 1927 à 1948. Pierre Cochereau est alors titulaire à St-Roch dans la période 1945-55 . La dernière restauration fut celle du facteur Jean Renaud, de 1991-94. Le buffet est l'un des plus beaux de Paris. La partie instrumentale contient des tuyaux de Lesclop, Clicquot, Dallery et Cavaillé-Coll : c'est donc une remarquable synthèse de la facture d'orgues française. Balbastre fut titulaire de cet instrument historique de 1756 à 1795 .

 

Composition du Grand Orgue de St-Roch à Paris :

Positif   = Montre 8', Bourdon 8', Flûte harmonique 8', Gambe 8', Voix céleste 8', Prestant 4', Dulciana 4', Nazard 2 2/3', Doublette 2', Tierce 1 3/5', Grande Fourniture 2r, Fourniture 4r, Cymbale 3r, Cornet 5r, Trompette 8', Clairon 4', Cromorne 8', Hautbois 8'.

Grand-Orgue   = Corni dolci 16' , Montre 16', Bourdon 16', Montre 8', Salicional 8', Bourdon 8', 1ère Flûte harmonique 8', 2ème Flûte harmonique 8', Prestant 4', Gambe 4', Octavin-Doublette 2'.

Bombarde   = Bombarde 16', 1ère Trompette 8', 2ème Trompette 8', Clairon 4', Clairon 2/4'

Récit expressif   = Flûte marmonique 8', Flûte octaviante 4', Octavin 2', Bourdon 8', Gambe 8', Céleste 8', Trompette 8', Basson-Hautbois 8', Voix humaine 8', Clairon 4'.

Pédalier   = Flûte 16', Flûte 8', Flûte 4', Grande Quinte 5 1/3', Bombarde 16', Trompette 8', Clairon 4', Clairon 2'.

Accouplements : Pos./GO, Bomb./GO, Réc./GO 16' et 8', Réc./Bomb. Tirasses = Pos., GO, Bombarde, Récit. Appel de la machine, appel d'anches et Récit. Trémolo. Suppression de la Bombarde. La machine Barker est active au Grand orgue. La transmission est mécanique.

 

 

Informations :

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